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1918.
Pour John Christopher Finlay comme pour des millions d’hommes et de
femmes, ce sera l’année de la délivrance : l’armistice et, dans son
sillage, l’espoir de paix après les dernières hécatombes dont il a été
le témoin en tant que combattant et écrivain.
1918 sera aussi pour lui l’année de l’amour. Encore profondément attaché
au souvenir de Rosa di Bellagio – la belle « comtesse rouge » a suivi
Lénine et regagné la Russie – Finlay découvre alors la profondeur du
sentiment amoureux avec Lucie Mourier qui rêve de lui donner un fils.
Aura-t-il le courage d’accepter cette paternité alors que, de Rome à
Munich, il voit s’ébranler les hommes de la Marche noire ? Il a pu rencontrer
Mussolini, Karl Ziegler, qui, en Italie ou en Allemagne, animent le
mouvement fasciste et les Corps francs, ces ancêtres du nazisme. Assistant
aux premières tensions des années de paix, il craint que cette guerre
qui devait être la der des der n’ait été seulement que la préface à
de nouveaux carnages.
Quittera-t-il la France pour retrouver les Etats-Unis ? Se résoudra-t-il
à abandonner Lucie et peut-être l’enfant qu’elle porte ?
Que deviendront tous ces destins noués au début du siècle ? Qu’en sera-t-il
de ces amours et de ces vies, trente ans plus tard, quand, en 1944,
prendra fin cette moderne « Guerre de Trente ans » amorcée en 1914 et
dont John Christopher Finlay aura été tout à la fois le spectateur engagé
et l’acteur fervent ?
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